En compétition
Compétition Longs métrages

Congo Boy

Jeudi 19 novembre – 20h45
Cinéma Sirius, La Havre
– Tarif : 6,60 €
De Rafiki Fariala, Congo, Fiction, 2026
AVANT-PREMIÈRE

Bangui. Robert a 17 ans et rêve de faire carrière dans la musique. Mais il n’est pas un Centrafricain comme les autres. Il est un réfugié congolais. Lorsque ses parents sont arrêtés, il doit s’occuper seul de ses quatre jeunes frères et sœurs. Il jongle alors entre petits boulots et révisions du bac, tout en évitant les milices qui font régner la terreur dans la ville. Un jour, il apprend qu’un concours musical est organisé. Gagner devient son seul espoir.

Durée : 1h34

Rafiki Fariala

Biographie

Né à Uvira au Kivu (RDC), Fariala Alolea Albert est arrivé très jeune en République Centrafricaine où ses parents se sont réfugiés à cause de la guerre. Très tôt il commence à chanter. En 2013, il enregistre son tout premier morceau « Je Suis Élève » qui devient un hit, et prend son nom d’artiste : RAFIKI – RH2O. Il découvre le cinéma en 2017, à l’occasion d’une formation à la réalisation documentaire organisée par les Ateliers Varan à Bangui, qui est pour lui une véritable révélation. En parallèle de ses études d’économie à l’Université de Bangui (où il obtiendra sa licence et un Master 2 en management des ressources humaines), il réalise « Nous, Étudiants ! » un long-métrage documentaire qui est sélectionné à la Berlinale 2022 (section Panorama) avant de commencer un tour du monde des festivals où il obtient de nombreux prix (deux prix au Cinéma du Réel à Paris, des prix à Milan, Tarifa, Lisboa, Carthage, au Fespaco). « Congo Boy » est sa première fiction, sélectionnée en Compétition Officielle – Un certain Regard à Cannes.
« Un long-métrage en partie autobiographique, qui raconte une année de la vie du réalisateur à Bangui, en Centrafrique, alors que ses parents sont en prison et que le pays est mis à feu et à sang par les milices qui se disputent le pouvoir. Au travers de Robert, son personnage principal, Rafiki Fariala nous invite à découvrir ce pays rarement représenté au cinéma, en incluant les conflits qui le déchirent mais sans s’y enfermer. « Congo Boy » est surtout une histoire d’adolescence, de musique, de construction de son identité : le conflit que la famille a fui en quittant la République démocratique du Congo est suggéré plus que raconté, tout comme la violence des milices constitue un élément du décor du film sans en être le sujet. Le matériau autobiographique permet de créer un film sensible, ancré dans le réel, tout en offrant des possibilités infinies de narration. Le jeu sur la lumière, celle du soleil brûlant ou au contraire les lumières criardes des boites de nuit où Robert performe, rythme le film au même titre que les chansons. Car finalement, Congo Boy nous demande surtout de ne pas oublier que derrière chaque réfugié se cache une histoire, un être humain, et que malgré la violence de la guerre, l’adolescence reste un moment de débat avec ses parents sur son futur, un moment de changements, un moment de construction de soi. »
Sarah, jeune organisatrice

Bande-annonce