« Un long-métrage en partie autobiographique, qui raconte une année de la vie du réalisateur à Bangui, en Centrafrique, alors que ses parents sont en prison et que le pays est mis à feu et à sang par les milices qui se disputent le pouvoir. Au travers de Robert, son personnage principal, Rafiki Fariala nous invite à découvrir ce pays rarement représenté au cinéma, en incluant les conflits qui le déchirent mais sans s’y enfermer. « Congo Boy » est surtout une histoire d’adolescence, de musique, de construction de son identité : le conflit que la famille a fui en quittant la République démocratique du Congo est suggéré plus que raconté, tout comme la violence des milices constitue un élément du décor du film sans en être le sujet. Le matériau autobiographique permet de créer un film sensible, ancré dans le réel, tout en offrant des possibilités infinies de narration. Le jeu sur la lumière, celle du soleil brûlant ou au contraire les lumières criardes des boites de nuit où Robert performe, rythme le film au même titre que les chansons. Car finalement, Congo Boy nous demande surtout de ne pas oublier que derrière chaque réfugié se cache une histoire, un être humain, et que malgré la violence de la guerre, l’adolescence reste un moment de débat avec ses parents sur son futur, un moment de changements, un moment de construction de soi. »
Sarah, jeune organisatrice